| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||
Cette photo a été prise lors de la deuxième séance. Là en l'occurrence, les filles venaient de chanter et de danser au cœur de ce jardin public. Freda suggère
quelques poses. Je demande à voir. Aucune ne trouve grâce à mes yeux. Je sens bien que la choriste est déçue. Je revois encore la scène avec sa succession d'images. Nous sommes face à face,
je fais un ultime raccord pour éviter que ce front ne brille. Je lui demande si elle est satisfaite et prête à reprendre le travail. Freda acquiesce
tout doucement, elle jette un oeil dans le miroir, me remercie d'un regard, relève un peu la tête et les épaules, rajuste sa robe rose et s'éloigne vers le banc, à quelques mètres de là où nous
nous trouvions. Tiens, je n'avais pas remarqué ce palmier au fond. Je continue d'épier du coin de l'oeil la servante Freda. Son dos trahit sa déception. Elle n'est plus motivée pour prolonger
l'échange. Freda esquisse un vague sourire qui se transforme en soupe à la grimace. Je flaire un moment de vérité. Enfin, Freda ôte son masque de gaieté feinte et plonge dans une attitude
songeuse, une main sur la cuisse, l'autre sur le bord du banc et je sais que ses pensées volent ailleurs, loin de moi, loin de nous, loin de tout. Elle a oublié ma présence et guess what ? C'est
justement cette forme de bonhomie distante et confiante qui me pousse au clic. Et voilà le travail. Les voies de la photographie aussi sont impénétrables.
|
|
|
|
||
|
BANA BA YURU - DOUCEUR DE L'APPEL |
||
|
|
||
|
|
||
|
NSI YA PALADISO - FERVEUR ACCAPELLA |
||
|
|
Derniers Commentaires